La durée légale hebdomadaire en France est de 35 heures qui peut être répartie en 4 ou 5 jours travaillés, tout en prenant en compte les contraintes légales sur les durées maximales de travail (10 heures par jour et 48 heures par semaine en cas de dérogation).
Malgré l’engouement des salariés pour la semaine de 4 jours, sa mise en place un réel défi pour les employeurs avec de nombreux choix organisationnels en concertation avec les salariés et représentants du personnel.
Les entreprises sont-elles ouvertes seulement 4 jours ?
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Pas nécessairement. Dans de nombreux cas, les entreprises continuent d’assurer leur activité cinq jours par semaine, voire plus, grâce à un système de roulement. Par exemple, les employés peuvent travailler du lundi au jeudi ou du mardi au vendredi, ce qui permet de maintenir le fonctionnement de l’entreprise sans interruption.
- Pour les entreprises où les horaires de travail ne sont pas nécessairement fixes (travail par projet ou mission), certains adoptent la fermeture totale un jour par semaine, souvent le vendredi, ce qui permet de réaliser des économies sur les coûts de fonctionnement (chauffage, électricité, etc.).
Allonger la journée de travail
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- Ce schéma est généralement adopté par les entreprises françaises : les salariés compensent le jour de repose en augmentant légèrement la durée quotidienne de travail. Par exemple, au lieu de travailler 7 ou 7,5 heures par jour sur cinq jours (soit environ 35 heures), les employés peuvent travailler environ 9 heures par jour sur quatre jours.
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Cette organisation permet de conserver la même quantité d’heures travaillées par semaine (souvent 35 heures) mais condensées en 4 jours. Cela est souvent utilisé dans des postes où les horaires sont flexibles et où les salariés peuvent travailler en toute autonomie.
Réduire les heures travaillées
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Certaines entreprises choisissent de réduire la durée totale de travail pour offrir réellement un temps de repos supplémentaire, sans allonger les autres journées de travail. Par exemple, les salariés travaillent 28 ou 32 heures par semaine au lieu de 35.
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L’impact sur le salaire est à l’appréciation de l’employeur : certaines entreprises optent pour une semaine de 4 jours avec un maintien de salaire pour attirer les talents, c’est plus courant dans les PME ou les Startup où la réduction d’heures est jugée positive pour la productivité.
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Choisir le jour non travaillé
- Le jour non travaillé peut être choisi en accord avec les salariés : le mercredi sera consacré aux jeunes parents par exemple, le vendredi au week-end, le lundi au repos ou aux loisirs… Chaque salarié peut ainsi bénéficié d’un jour non travaillé différent et l’entreprise reste ouverte 5 jours par semaine, avec un effectif plus réduit.
- Le jour non travaillé peut être imposé à l’ensemble des salariés et l’entreprise sera alors fermée 3 jours par semaine (du jeudi soir au lundi matin en général). L’ensemble des partenaires doivent avoir connaissance des horaires d’ouverture et fermeture de l’entreprise : les clients mais également, fournisseurs et partenaires divers.
Mettre en place un roulement entre équipes
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Pour les entreprises qui doivent rester ouvertes cinq jours par semaine voire sept dans certains cas (comme les entreprises de service client, le commerce de détail, ou certains secteurs industriels), un système de roulement est souvent mis en place.
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Dans cette organisation, les équipes sont réparties pour couvrir toute la semaine, en décalant les jours de repos. Chaque salarié bénéficie de quatre jours de travail, mais l’entreprise reste ouverte sur cinq ou sept jours grâce à une répartition des équipes. Ce roulement permet généralement l’embauche d’un salarié supplémentaire.
Modification des contrats de travail
- Consultation et négociation avec les salariés :
- La semaine de 4 jours doit être inscrite dans les contrats de travail AVANT l’embauche avec l’indication du jour non travaillé. Des avenants aux contrats de travail doivent donc être conclus avec chaque salarié, après consultation des représentants du personnel (CSE).
- L’employeur peut passer par un accord d’entreprise ou d’établissement ou prendre une décision unilatérale.
- En cas de refus du salarié, il vaut mieux en discuter ensemble afin d’éviter tout conflit. S’il s’agit d’un simple aménagement du temps de travail, le salarié ne peut pas s’y opposer sauf s’il prouve que cette nouvelle organisation crée un préjudice important (désorganisation familiale, problèmes de santé, etc.).
Communiquer pour engager les salariés dans le changement
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- Communiquer en amont : Expliquer clairement les bénéfices pour l’entreprise et pour les salariés (meilleur équilibre vie pro/vie perso, jours de repos supplémentaires, etc.).
- Impliquer les salariés dans la réflexion : Par exemple, en leur permettant de donner leur avis sur le jour non travaillé.
- Proposer une période d’essai : Mettre en place la semaine de 4 jours pour une période test (3 ou 6 mois) pour rassurer les salariés et ajuster en cas de problème.
- Prendre en compte les cas particuliers : Certains salariés peuvent avoir des contraintes personnelles ou familiales (garde d’enfants, transports, etc.).
En bref, la semaine de 4 jours reste flexible en fonction des besoins de l’activité et des attentes des employés. Les entreprises qui choisissent ce modèle s’adaptent souvent pour ne pas réduire la qualité de service ou la continuité de leur activité.






