Dans ce billet un peu plus personnel, je vous emmène dans les coulisses de mon quotidien d’entrepreneure atypique. On parle souvent de « neuroatypies » comme d’obstacles. Pourtant, elles peuvent devenir de véritables forces quand on apprend à s’organiser en fonction de son propre fonctionnement.
HPI, TSA, TDAH… Ces sigles peuvent faire peur, mais ils ne m’ont pas freinée dans la création de mon entreprise. Bien au contraire ! Ils m’ont aidée à construire un environnement de travail sur-mesure, productif, et surtout profondément humain.
Et si on osait parler de nos différences comme d’atouts professionnels ?
HPI, TSA, TDAH : Et si ces profils étaient des forces pour entreprendre ?
Une étiquette…et ensuite ?!
Il y a quelque temps, une amie m’a dit : « Tu es sûrement HPI, TSA et TDAH. »
Je le savais déjà. Ce n’était pas une révélation. Mais cela m’a fait réfléchir à une chose : en quoi ce profil neuroatypique impacte-t-il mon quotidien de cheffe d’entreprise ? beaucoup… mais pas comme on pourrait le croire.
Apprendre vite, tester, créer : un moteur puissant
Je suis autodidacte. J’apprends seule, rapidement, avec curiosité et efficacité. Un tutoriel bien ciblé, quelques clics, et mon premier site était en ligne.
Puis une boutique. Puis des contenus vidéos. Puis des formations…
Ce goût pour la nouveauté, associé à une capacité d’apprentissage rapide, est un véritable moteur pour développer mon activité. Ce qui pourrait sembler « dispersé » est en réalité un fonctionnement agile et opportuniste (dans le bon sens du terme).
Être multipotentiel·le, un atout stratégique
Être multipotentiel·le, c’est pouvoir jongler entre plusieurs compétences et projets.
C’est une richesse, surtout dans la gestion d’une entreprise où les casquettes sont nombreuses : communication, gestion, technique, création, relation client…
Mais cela demande aussi une vraie structure pour éviter l’épuisement. Mon TDAH m’aide ici aussi : il me pousse à alterner les tâches et à ajuster mon environnement de travail.
Un bureau pensé pour mon cerveau
- Deux écrans larges, pour travailler en parallèle sur deux tâches sans me disperser.
- Youtube tourne en permanence avec musique, conférence ou formation.
- Des blocs de travail de 2-3h maximum, pour maintenir un bon niveau de concentration. Le changement d’activité est essentiel pour moi et me permet d’être proactive, plus concentrée sur chacune de mes missions
- Des micro-pauses actives toutes les demies heures, pour souffler, prendre du recul, noter une idée ou… faire un brin de ménage (oui, chacun son sport !).
Cette organisation me permet d’exploiter pleinement mon énergie et ma créativité, sans subir la fatigue mentale.
Quand la créativité frappe… je l’écoute
Il y a des moments où je sens que l’inspiration est là. Dans ces cas-là, j’interromps ce que je fais et je crée.
J’écris un article, je filme un contenu, je conçois un nouveau modèle de tableau de bord.
Ce respect de mon rythme me permet d’être plus productive, mais surtout plus alignée avec mon activité.
Le TSA : un filtre pour choisir les bons outils
Le TSA a façonné une autre partie de mon organisation.
Je privilégie :
- Le travail à distance,
- Les échanges par mail, plutôt que les appels téléphoniques (j’ai une hantise du téléphone !),
- Les partenariats en ligne plutôt que les réunions physiques,
Je compense ainsi le peu d’échanges en présentiel par :
=>Une présence web optimisée (site bien référencé, fiche Google Business à jour)
=>Une stratégie de réseautage ciblée via LinkedIn
=>Des outils de communication clairs et bien pensés pour mes clients.
Une entreprise à mon image
Ces profils neuroatypiques ne sont ni des défauts, ni des obstacles.
Ils m’ont appris à me connaître, à organiser mon travail autrement, à créer une entreprise qui s’adapte – à mes clients, mais aussi à moi.
Mon entreprise évolue avec souplesse, comme moi.
Et si demain je découvre une nouvelle façon de faire mieux, différemment, je l’intègre. C’est aussi ça, l’agilité entrepreneuriale.
Et vous, en tant que chef.fe d’entreprise, avez-vous adapté votre activité à votre manière de penser ou de fonctionner ?
Avez-vous transformé vos particularités en forces ?






